Les postures sédentaires peuvent être définies comme “les positions dans lesquelles une partie considérée du poids du corps est transférée sur une surface de travail”.  Sur le lieu de travail et à l’école, cette posture est liée à l’apparition de douleurs et d’inconforts dus à la mauvaise relation entre les dimensions anthropométriques de l’homme et celles de son poste de travail, pouvant aller jusqu’à des troubles musculaires chroniques.

Plusieurs études ont mis en évidence la relation entre les postures assises et le mobilier utilisé par les employés de bureau. À cette fin, les dimensions du mobilier de bureau utilisé pendant la journée de travail et sa capacité d’adaptation à l’utilisateur, c’est-à-dire si le mobilier de bureau, en particulier les chaises, intègre des systèmes d’adaptation à chaque personne, ont été analysées et évaluées.

Conclusion : un grand nombre de travailleurs n’adoptent pas les bonnes postures assises au bureau.

Postures assises, quelle est la posture optimale ?

Mais quelle est la bonne posture assise ? Disons qu’elle est la suivante :

  • La colonne vertébrale doit être droite, ce qui lui donne sa forme naturelle de S ouvert, et soutenue par le dossier de la chaise.
  • La posture doit être aussi stable que possible, c’est-à-dire que l’utilisateur ne doit pas s’affaisser dans le siège.
  • Les jambes doivent être légèrement écartées et les deux semelles doivent être à plat sur le sol ; les jambes ne doivent pas se croiser et la posture doit être maintenue.
  • Les genoux doivent former un angle droit avec les muscles.
  • Le pied doit former un angle d’environ 90° avec le mollet.
  • Le mollet est vertical et forme un angle de 90° avec la cuisse.
  • La cuisse doit être horizontale et former un angle de 90° avec le tronc.

Conséquences des mauvaises postures assises

Les troubles musculosquelettiques (TMS) sont l’un des troubles professionnels les plus courants. Ils touchent des millions de travailleurs européens dans tous les secteurs et coûtent chaque année des milliards d’euros en termes de perte de productivité et d’augmentation des coûts sociaux et de santé. Ils couvrent un éventail de problèmes de santé tels que les maux de dos et les lésions dues aux mouvements répétitifs, et il existe des preuves convaincantes que le nombre de personnes touchées est en augmentation.

Dans le même ordre d’idées, une enquête menée à l’échelle européenne a révélé que 30 % des travailleurs (44 millions de personnes) se plaignent de douleurs dorsales, 17 % de douleurs musculaires dans les bras et les jambes, tandis que 45 % déclarent travailler dans des postures douloureuses ou fatigantes. Le travail de bureau entraîne donc des douleurs ou des blessures, en raison du nombre élevé d’heures passées dans des postures assises incorrectes.

posturas sedentes

4 conditions pour travailler dans une bonne position assise

Comment éviter ces problèmes et promouvoir ainsi la santé physique et émotionnelle, la sécurité et le bien-être des employés de bureau ? Les entreprises peuvent agir sur 4 fronts :

1. Choisir le bon mobilier de bureau pour une bonne position assise.

80% des affections liées au travail de bureau sont liées au siège de travail, d’où l’importance de bien choisir le mobilier de bureau pour maintenir une bonne posture assise.

Un guide publié par FAMO et IBV recommande d’avoir une chaise qui s’adapte aux caractéristiques de chaque personne et à celles de la tâche à effectuer, ce que nous réaliserons avec une chaise réglable. En outre :

  • L’assise de la chaise doit être dotée d’un mécanisme pivotant qui permet à la chaise de tourner à 360º, ce qui facilitera le mouvement et l’accès aux éléments nécessaires, en évitant les torsions du tronc et d’autres postures inappropriées.
  • La chaise doit avoir cinq pieds munis de roues, pour des raisons de stabilité et de mobilité.
  • Il est recommandé que l’assise et le dossier soient rembourrés, de préférence avec un rembourrage ferme et recouverts d’un matériau respirant.
  • L’inclinaison du dossier doit être réglable.
  • La surface du siège doit être aussi confortable que possible, permettant aux fesses et aux cuisses d’être pleinement soutenues.
  • L’assise ne doit pas être comprimée en quelque point que ce soit, ce qui pourrait entraver la circulation sanguine.
  • Il doit être possible de régler la hauteur du siège en cours d’assise. Les pieds doivent pouvoir atteindre une surface d’appui sans pression sur l’arrière des jambes.
  • Il est recommandé que la chaise assure un soutien adéquat de la région lombaire au moyen d’un mécanisme de régulation de la pression et de réglage de la hauteur du soutien lombaire.
  • Il est recommandé que le fauteuil soit doté d’accoudoirs. Ceux-ci doivent être réglables ou facilement amovibles afin de ne pas gêner l’accès à la table de travail.

2. Adaptation à l’utilisateur

L’origine des mauvaises postures assises est souvent que l’utilisateur lui-même utilise sa chaise telle qu’elle lui est donnée. Or, il est tout aussi important d’avoir une chaise de bureau ergonomique que de l’adapter à chacun d’entre nous, en manipulant ses différents leviers.

Dans ce précédent article, nous vous expliquons comment régler votre chaise de bureau : Asseyez-vous sur la chaise et penchez-vous en arrière jusqu’à ce que le bas de votre dos s’appuie sur le dossier. Réglez la hauteur du siège jusqu’à ce que vos pieds reposent correctement sur le sol. Si vous n’y parvenez pas, demandez un repose-pied. La table doit être à la hauteur du coude ou légèrement plus haute. Réglez la hauteur des accoudoirs, la hauteur du dossier et son inclinaison.

3. Travailler debout et assis

 L’alternance entre la position debout et la position assise améliore la santé et la productivité des employés de 65 %. Il est donc préférable d’opter pour une combinaison de postes de travail ergonomiques et de bureaux élévateurs.

4. En promouvant des habitudes saines

En général, la position assise d’un travailleur dépend non seulement de la conception de la chaise, mais aussi de ses habitudes. Par conséquent, les entreprises peuvent également favoriser la santé et le bien-être de leurs employés en déployant des politiques de promotion d’habitudes saines, telles que la pratique de l’exercice. À cet égard, n’oubliez pas de bouger et de vous lever de temps en temps de votre poste de travail pour éviter les problèmes liés aux mauvaises postures assises.Heureusement, les bureaux d’aujourd’hui disposent d’un large éventail de types d’espaces de travail, ce qui permet aux travailleurs de travailler dans différentes postures et d’améliorer ainsi leur santé et leur bien-être.